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[Source : Guides
Autrement]
L'histoire de Stockholm tourne autour de
figures marquantes, réelles ou imaginaires, que vous rencontrerez
immanquablement au cours de vos pérégrinations : des fondateurs
(Birger Jarl), des souverrains (Gustave Vasa, la reine
Christine...), mais aussi d'étranges créatures au visage terreux,
pas toujours très avenantes, les trolls...
Stockholm, cité des vikings ? Et bien, non !
Historiquement, c'est à Birka ou à
Uppsala, dans la région du lac Mälar (Mälaren), qu'il faut chercher
les traces de ces valeureux guerriers ; à Stockholm même, on ne
trouvera qu'une pierre, portant une inscription runique, encastrée
dans le mur d'une maison de la vieille ville.
En fait, l'histoire de Stockholm attendra 1252 et
l'initiative de Birger
Jarl, fondateur de la dynastie des
Folkungar, pour commencer.... A cette date, en effet, ce dernier
édifie une place fortifiée dans une place fortifié dans une
petite île située à l'entrée du lac Mälar et qui portera plus tard
le nom de Stadsholmen (stad
: ville, holme : ilot). Autour des fortifications se développe une
bourgade, qui prend son essor au XIVe siècle et ne tarde pas à
entrer dans la zone d'influence de la Hanse Allemande.
Lorsque Gustave
Vasa, après avoir libéré la Suède
de la domination danoise, prend le pouvoir en 1523, il s'installe à
Stockholm, qui joue alors le rôle de capitale du royaume. Elle le
deviendra officiellement en 1634. Il amène avec lui des militaires,
des fonctionnaires, des politiciens, dont l'implantation provoque un
accroissement de la population et une vague de construction comme on
n'en observera pas avant le début de l'industrialisation. Stockholm
compte alors 6000 habitants. En matière d'urbanisme, Gustave Vasa
inaugure une politique que poursuivront ses successeurs : il
repousse les classes populaires du noyau de la vieille ville,
désormais réservé à l'élite, vers les quartiers extérieurs. Il évite
ainsi à la fois l'entassement et les risques de
révolution.
La guerre de trente ans favorise le développement
économique de la Suède. La reine
Christine, couronnée en 1633, fait
venir des artistes et des intellectuels étrangers à Stockholm.
Ainsi, le philosophe Descartes habitera jusqu'à sa mort une maison
de Kornhamnstorg, dans la vieille ville. C'est à cette souveraine
qu'on doit par exemple, la longue artère de Drottninggatan (rue de
la reine).
A
la fin de "l'ère de grande puissance", en 1718, et malgré la grande
peste de 1710, le nombre d'habitants s'élève à 60 000.
Qu'en est-il de nos jours ? Quatorze îles habitées, 190 km² (un tiers
construit, un tiers occupé par l'eau et le dernier tiers par les
espaces verts), 700 000 habitants intra-muros. Voilà pour les
chiffres. Pour être exhaustif, il faudrait ajouter qu'aujourd'hui la
ville n'est rattachée au continent que par sa partie nord. Stockholm
a été désignée en 1998 "capitale culturelle de l'Europe", pour la
deuxième fois depuis le lancement de ce concept par Melina Mercouri
en 1980. Dans l'enceinte même de la cité nordique et dans les
environs, plusieurs projets ont été réalisés : un meilleur éclairage
nocturne des monuments, le remplacement des stations d'essence
inesthétiques par des cafés dans le port de plaisance qui longe la
promenade de Strandvägen, la création dans l'aéroport de Arlanda,
d'un grand centre multiculturel.
L'évènement le plus important est la
reconstruction, dans l'ile de Skeppsholmen, du musée d'Art moderne,
un des plus beaux d'Europe.
En plus de ce titre, Stockholm veut mériter celui
"de ville la plus propre d'Europe". Le roi lui-même donne le la
d'une campagne anti-pollution et antivandalisme en préconisant des
sanctions contre les tagueurs et l'éveil, dès l'école d'une
"conscience écologique". On le voit, ici, la nature entend bien
garder ses droits, il faut dire que sa splendeur ne laisse personne
indifferent. L'eau occupe une place privilégiée. En premier lieu,
parce qu'elle est partout en ville, ensuite parce qu'elle a
forgé les habitudes et les passions des habitants (baignade, patins
à glace, ski, canoe et pêche). Elle contribue à une qualité de vie
qui faitpâlir la vie des europeens plus méridionaux. De même, rare
sont les villes qui peuvent se targuer d'avoir de si vastes espaces
verts comme par exemple Skeppsholmen, Djugaarden ou Norra
Djugaarden. Là, s'étend le premier
parc national urbain du monde (Ekoparken) sorte de jardin d'Eden
pour espèces animales menacées. Enfin, quelle autre capitale dispose
de places en plein centre-ville et de coins de nature totalement
sauvage ?
Liens :
Birka : la première ville de
Suède
Archives
de la ville de Stockholm
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